CONFÉRENCE DE STÉPHANE BÉLAINSKY, expert en détection des champs électromagnétiques.


« Champs électromagnétiques en nos demeures », le jeudi 30 avril à 19hres, au Centre Frédéric Back, 870, av. de Salaberry, 3ième étage, Québec

Les ondes électromagnétiques artificielles ont envahi nos corps et nos écosphères: la science a démontré ses impacts sur les cellules humaines.
Depuis l’industrialisation et s’ajoutant aux produits chimiques innombrables, notre exposition aux champs électromagnétiques (CEM) se multiplie exponentiellement. Malgré cela, les instances de santé publique se veulent toujours extrêmement rassurantes. Pourtant les appels à la précaution se multiplient de tous les côtés, surtout en Europe. Et nos normes d’exposition sont parmi les plus laxistes au monde.
Voici l’occasion de saisir la réalité des expositions électromagnétiques que vous subissez au quotidien. Vous pourrez identifier les sources importantes et découvrir des trucs simples et faciles d’hygiènes électromagnétiques appliqués tout en restant branchés.
Thématiques abordées
Problématique sur la santé et sources de CEM : entrée électrique, câblage domestique, transformateurs et appareils avec fils et sans fils…CEM de basses fréquences (60 hertz) et de hautes fréquences
Causes des surexpositions, interférence des hautes fréquences transitoires
Diversité et intensité d’émissions: antennes relais, compteurs intelligents, tablettes portables et Wi-Fi, téléphones portables, i-phone, moniteurs pour bébé, etc.
Outils de mesure accessibles et diagnostics pour prioriser nos actions
Solutions de rechange, blindage et autres protections à la maison, au bureau, et en public.

Stéphane Bélainsky est président d’Expertise Électromagnétique Environnementale 3E, première entreprise indépendante québécoise dédiée exclusivement à l’hygiène électromagnétique dans l’ensemble des lieux de vie. Il a réalisé plus de 1 000 expertises électromagnétiques dans plusieurs régions du Québec depuis 2005. Conférencier et vulgarisateur recherché, il possède une vision pratique, technologique, scientifique et actuelle du sujet ainsi que de la réalité des personnes devenues intolérantes aux faibles expositions électromagnétiques.
POUR EN SAVOIR PLUS
Conférences du 21 janvier 2015 sur vidéo
Conférence 1: Paul Héroux, chercheur Univ. McGill https://www.youtube.com/watch?v=AuNP1tcayUk
Conférence 2: Marie-Michèle Poisson, Refusons les compteurs https://www.youtube.com/watch?v=yDZySugosHU
Quelques articles de références
1. Câbles chauffants et champs électromagnétiques
2. Champs électromagnétiques : douze façons de se protéger
3. Les champs électromagnétiques dans les maisons canadiennes
4. Dix erreurs qui augmentent votre exposition aux champs électromagnétiques
5. Les compteurs intelligents rendraient intolérant aux champs électromagnétiques

Sauvons nos filles en bannissant le cellulaire du soutien-gorge


Un grand nombre de jeunes femmes portant leur téléphone cellulaire dans le soutien-gorge ne savent pas qu’elles s’exposent directement au rayonnement de micro-ondes. Ce n’est pas une bonne idée. En fait, les téléphones sont livrés avec des avertissements spécifiques des fabricants contre ce genre de pratique.

Le Dr John West et ses collègues de Breast Care, en Californie du Sud, ont travaillé avec la Dre Lisa Bailey, ancienne présidente de la Société américaine du cancer de la Californie et l’un des meilleurs chirurgiens du sein de la nation. Avec la Dre Bailey et l’équipe du Dr West, nous avons réuni sept cas de jeunes femmes atteintes de cancers du sein très inhabituels, dont aucune n’avait des antécédents familiaux ni facteur de risque génétique de développer cette maladie.

Des cancers inhabituels

Normalement, le cancer du sein apparaît dans le quadrant supérieur externe de la poitrine, à l’aisselle. Ces cas inhabituels présentent des tumeurs du sein tout juste sous la peau et de multiples autres au centre de la poitrine, juste sous le contour de l’endroit où se portait le téléphone portable. Deux de ces femmes n’ont que 21 ans. Le cancer du sein se produit rarement à cet âge. Elles ont porté leur cellulaire dans leur soutien-gorge plusieurs heures par jour dès l’âge de 13 ans. Le fait d’avoir de multiples tumeurs du sein primaires est également rare (pas plus de 10 % des cas).

La relation entre les téléphones cellulaires et le cancer du sein n’a pas fait l’objet de recherches de santé publique ou expérimentales sérieuses aux États-Unis. Cependant, en Turquie, des publications scientifiques signalent que l’exposition à un rayonnement de téléphone cellulaire quadruple la croissance des cellules du cancer du sein. En révisant l’approche des tests de téléphones cellulaires adoptée il y a 18 ans, le Government Accounting Office des États-Unis a noté que ces appareils ne sont pas testés selon la façon qu’on les utilise et a recommandé le développement de modèles de tests plus réalistes. Des études de modélisation indiquent que les téléphones tenus près du corps, dans la chemise ou la poche de pantalon, peuvent produire de deux à six fois plus d’exposition aux micro-ondes que recommandé.

Lisez les mises en garde des fabricants

Dans l’iPhone, la mise en garde sur l’exposition aux radiofréquences (RF) peut être trouvée sous « Settings » en sélectionnant « General> About> Legal> RF exposure ». Elle vous conseille d’utiliser un casque d’écoute ou un haut-parleur pendant un appel, de garder le téléphone au moins à 10 mm du corps à tout moment, et vous précise que les boîtiers ou pochettes de téléphones portables avec des pièces métalliques peuvent changer la conformité du téléphone aux directives sur les radiofréquences d’une manière qui n’a pas été testée ou certifiée. Contrairement à la plupart des autres contenus de l’iPhone, le texte de cette mise en garde ne peut être agrandi ni copié. La plupart des consommateurs ignorent complètement l’existence de l’avertissement. Certaines femmes placent leur cellulaire dans leur soutien-gorge ou leur foulard, et les hommes le portent souvent dans leur poche de pantalon. En outre, certains enfants et jeunes mettent le cellulaire (ou autres appareils mobiles) dans une poche au niveau de leur poitrine. Le BlackBerry et autres téléphones intelligents comportent des avertissements similaires, comme « Ne gardez pas le téléphone dans la poche » et « Gardez le téléphone à 2,54 cm de distance de l’abdomen des femmes enceintes ou des adolescents. »

Les hommes qui veulent devenir père d’enfants en santé doivent s’informer : si vous prenez le sperme d’hommes en bonne santé et le mettez dans deux éprouvettes, l’une exposée aux radiations d’un téléphone cellulaire et l’autre non exposée, le sperme dans l’éprouvette exposée au rayonnement meurt trois fois plus vite et montre trois fois plus de dommages dans son ADN que le sperme non exposé. Il y a un consensus croissant au sein de la communauté médicale à savoir que les radiations du téléphone cellulaire présentent des risques pour la santé. Selon le professeur Stanton Glantz, de l’Université de Californie, un expert bien connu en biostatistique, les téléphones portables endommagent clairement le sperme, mais ne devraient pas être considérés comme une forme fiable de contrôle des naissances.

Ma propre naïveté

J’ai été formée en tant que postdoctorante en épidémiologie du cancer à l’Université Johns Hopkins et j’ai travaillé pendant 10 ans à l’Académie nationale américaine des sciences, où j’ai dirigé des études environnementales. En tant que directrice du Centre d’oncologie environnementale à l’Institut du cancer de l’Université de Pittsburgh, je possédais trois téléphones portables et j’ai insisté pour que tous les hauts fonctionnaires avec qui je travaillais portent un BlackBerry sur leur corps afin que je puisse les joindre au besoin.

Quand mon premier petit-fils avait neuf mois, il était en mesure de prendre un téléphone portable, l’allumer, trouver un jeu, et jouer. Au début, j’étais très fière de lui. Inspirée par ses compétences, j’ai commencé à examiner ce que nous savions sur les téléphones cellulaires.

Ce que je ai découvert m’a choquée.

Je pensais naïvement que tous les biens de consommation avaient été suffisamment testés quant à leur sécurité. Or, j’ai découvert que la soi-disant « sécurité » des téléphones cellulaires était basée sur un paradigme très désuet qui contredit la science de pointe. J’ai également réalisé que l’industrie du mobile a utilisé sa puissance financière pour faire la guerre aux scientifiques dont les recherches ont révélé que les radiations du téléphone cellulaire étaient associées à un risque accru pour la santé humaine. En examinant les téléphones portables, j’ai noté un grave problème qui se profile à l’horizon – il n’y aurait plus de groupes témoins de gens non exposés aux radiofréquences, puisque la plupart du monde utilise le téléphone cellulaire. Dans mes propres recherches sur les études environnementales et de par mon travail sur la guerre contre le cancer, j’ai vu combien de temps il nous a fallu pour prendre des mesures contre le tabac, l’amiante et d’autres substances toxiques. Nous avons attendu beaucoup trop longtemps pour réduire le tabagisme. Bien que nous ayons enfin vu les décès attribués au tabac diminuer, de nombreuses vies ont été sacrifiées pendant des décennies alors que le problème était nié et que la solution a été reportée.

Des micro-ondes au cerveau

Le public doit comprendre qu’un téléphone cellulaire est un émetteur-récepteur de micro-ondes. Il doit envoyer des signaux à la tour de téléphonie cellulaire pour qu’elle lui renvoie de l’information. Chaque fois que vous vous déplacez (par exemple, en voiture ou à vélo) pendant que vous êtes au téléphone, celui-ci fonctionne à pleine puissance pour maintenir la connexion avec des tour, une après l’autre. Cela signifie que vous êtes exposé en continu à un rayonnement maximal de micro-ondes. En plus de cela, vous avez constamment des panaches de rayonnement micro-ondes générées par des transmissions Wi-Fi et Bluetooth bidirectionnelles ainsi que les avis et mises à jour de nombreuses applications de téléphones intelligents. L’industrie du mobile minimise l’importance de ce rayonnement en le désigant comme « énergie de radiofréquence », car il ne serait pas très vendeur de commercialiser les cellulaires comme des émetteurs bidirectionnels de micro-ondes utilisés à côté du cerveau.

Pour utiliser un téléphone portable intelligemment, allumez-le seulement lorsque vous en avez besoin. Sinon, gardez-le sur le mode avion, qui ne lui permet pas d’envoyer de rayonnement micro-ondes à une tour cellulaire ou dans votre corps. En outre, la distance est votre amie. Gardez votre téléphone loin de votre corps, utilisez un casque d’écoute ou un haut-parleur filaire. Gardez-le loin de vos poches et de votre soutien-gorge. Faites du soutien-gorge une zone sans téléphone.

Partagez ce message avec #savethegirls. Visitez ehstrust.org et showthefineprint.com pour plus d’informations et des cartes gratuites à copier et à partager.

(Texte d’origine publié en anglais dans The Green Gazette le 3 avril 2015 et Mieux Prévenir)

Radiofréquences, compteurs intelligents et cancer.


Radiofréquences et cancer : évidences et mécanismes

Jean-Pierre Boisvert, bachelier en Science.
Bachelier en Science de l’Université de Montréal, Jean-Pierre a travaillé 36 ans dans le domaine pharmaceutique où, en tant que responsable des relations scientifiques, il a développé une grande expertise dans la recherche et la compréhension de la littérature scientifique.

(Synthèse d’un document de 45 pages)
Il y a clairement un manque de transparence de la part d’Hydro-Québec et Santé Canada en ce qui concerne la sécurité à long terme d’une exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de radiofréquences (RF). On oublie de discuter des évidences scientifiques qui mettent en doute une telle sécurité. Pourtant depuis au moins 30 ans, les scientifiques associent une augmentation de l’incidence du cancer chez les gens grandement exposés aux antennes de télécommunication sans fil. Depuis 15 ans, trois études conduites par trois groupes différents sont arrivées aux mêmes résultats, soit une incidence doublée de gliome (un type de cancer du cerveau) chez les grands utilisateurs de téléphonie mobile.

Physiquement, les CEM ne sont pas assez puissants pour endommager l’ADN des cellules, mais sur le plan physiologique, ils produisent des changements importants qui réunissent toutes les conditions pour faciliter le développement d’un cancer. En effet, les CEM stimulent la production de substances oxydantes tout en réduisant la production de substances antioxydantes.

Le stress oxydatif qui en résulte cause des dommages à l’ADN tout en freinant les possibilités de réparation et en provoquant la mort prématurée des cellules dont l’ADN ne fut pas réparé. De plus, les CEM favorisent la production de nouveaux vaisseaux sanguins nécessaires à la prolifération cellulaire, contribuant ainsi à la formation de tumeurs cancéreuses.

Des données récentes indiquent que les CEM favorisent la croissance des tumeurs chez les souris exposées durant toute leur vie. Ces données confirment une grande étude épidémiologique qui remonte à 20 ans et qui montrait que l’exposition prolongée aux CEM était promotrice de cancer chez plusieurs travailleurs des services d’électricité, tant au Québec qu’en Ontario et en France.

De par leurs mécanismes d’action, les CEM sont définitivement considérés comme un facteur de risque cancérigène en activant différents processus cellulaires. Ils peuvent être considérés indirectement comme des initiateurs et des promoteurs de cancer.

Les autorités provinciales et canadiennes de santé publique ne peuvent plus passer sous silence le risque qu’induit l’exposition de la population à des radiations électromagnétiques de façon régulière, voire en continu. Elles connaissent fort bien les conséquences possibles à long terme d’une telle pratique.

Synthèse des preuves scientifiques

Suite à l’ouverture des canaux calciques et à l’augmentation des niveaux de radicaux libres, divers processus cellulaires et physiologiques peuvent être affectés, notamment l’expression des gènes, la libération de calcium des sites de stockage intracellulaire, la croissance cellulaire et l’apoptose.

Alors que les études médicales associant les CEM à des effets négatifs sur la santé ont parfois donné des résultats apparemment contradictoires, des recherches récentes publiées dans des revues médicales prestigieuses mettent en lumière des preuves du risque potentiel. Les études portant sur le risque de cancer semblent étayer les soupçons précédents à l’effet que l’exposition aux CEM puisse présenter un risque pour la santé, surtout à long terme.

L’on devrait agir avec prudence tant et aussi longtemps que la sécurité des communications sans fil à long terme n’a pas été démontrée. Dans une telle situation, le principe de précaution s’impose comme l’indique la Loi québécoise sur le développement durable[1].

De plus, la Loi canadienne sur les dispositifs émettant des radiations[2], alinéa 13(1)c), indique « qu’il est interdit de vendre (incluant la distribution), de louer ou d’importer un dispositif émettant des radiations qui, selon le cas : b) présente un risque de trouble génétique, de blessure corporelle, de détérioration de la santé ou de mort lié à l’émission de radiations, et ce parce que, contrairement aux caractéristiques et fonctions qu’on lui prête (iii) il émet des radiations inutiles ».

Or les compteurs intelligents émettent des radiations inutiles, typiquement deux fois par minute ou 2 880 pulsations quotidiennes de puissance très élevée (crêtes de 65 040 μW/m²) chaque jour, certains même jusqu’à 190 000 fois par jour. À long terme, ces micro-ondes pulsées peuvent causer des problèmes génétiques et détériorer la santé. Ils ne devraient pas être IMPOSÉS aux citoyens. Oublions l’option de retrait (permettant la pose d’un compteur non communicant) offerte par Hydro-Québec, car si tous les voisins ont des compteurs émetteurs, c’est comme être le seul non-fumeur dans une salle hermétique remplie de fumeurs.

Pourquoi répéter les mêmes erreurs commises avec la cigarette, l’amiante et d’autres contaminants ? Aucune des raisons citées par Hydro-Québec ne justifie l’urgence d’imposer cet électrosmog à la population, surtout qu’aucune étude indépendante de qualité n’a démontré l’innocuité d’une telle exposition à ces radiations 24 heures sur 24.

Dans quelques dizaines d’années, lorsque nos enfants et nos petits-enfants souffriront de problèmes de santé encore rares chez eux aujourd’hui, il sera trop tard pour s’en mordre les doigts.

Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?

DE PLUS EN PLUS DE REFUS DU COMPTEUR INTELLIGENT


http://argent.canoe.ca/nouvelles/les-quebecois-de-plus-en-plus-nombreux-refuser-les-compteurs-intelligents-27032015

Extrait :

Les Québécois sont de plus en plus nombreux à demander à Hydro-Québec de ne pas changer leur compteur d’électricité pour des compteurs intelligents.
Selon des chiffres obtenus par TVA Nouvelles, à la fin de septembre 2014, 12 722 demandes avaient été adressées à la société d’État pour un compteur non communicant.
Trois mois plus tard, soit à la fin de décembre, ce nombre avait plus doublé pour atteindre 31 710 demandes.
Selon le même rapport, le nombre installé de compteurs n’émettant pas de fréquences est passé de 10 163 à la fin de septembre à 16 803 à la fin de décembre.

Les compteurs intelligents sont dans la mire des pompiers de Québec!


Les compteurs intelligents sont dans la mire des pompiers de Québec

http://www.985fm.ca/regional/nouvelles/les-compteurs-intelligents-dans-la-mire-des-pompie-704511.html

Intégral :

QUÉBEC – Des employés d’Hydro-Québec ont récemment récupéré des compteurs intelligents sur les lieux d’incendies survenus sur le territoire de la Ville de Québec. Une pratique qui ne fait pas l’affaire des enquêteurs du Commissariat aux incendies.

Dans une missive envoyée à tous les membres de l’État-Major du Service de protection des incendies, et dont le FM93 a obtenu copie, le directeur adjoint aux affaires stratégiques et administratives invite les sapeurs à s’assurer que les employés d’Hydro-Québec ne quittent pas les lieux sans avoir rencontré préalablement un enquêteur.
Dans tous les cas, il explique que les compteurs devront être photographiés avant d’être rapatriés par la société d’État.
Robert Laperle indique que l’analyse d’une scène d’incendie peut démontrer que le compteur de nouvelle génération d’Hydro-Québec peut être au centre du foyer d’incendie, même si cela ne signifie pas nécessairement qu’il en soit la cause. Il conclut que seule une expertise approfondie pourra le déterminer hors de tout doute.
En vertu de la Loi sur la sécurité incendie, le Commissariat aux incendies, peut dans les 24 heures suivant la fin de l’incendie, «inspecter les lieux incendiés et examiner ou saisir tout document ou tout objet qui s’y trouve et qui, selon lui, peut contribuer à établir le point d’origine, les causes probables ou les circonstances immédiates de l’incendie.»
En résumé, le Commissariat se réserve le droit de saisir les compteurs intelligents pour les faire analyser.
Le nouveau chef du Service de protection des incendies de Québec, Christian Paradis, a refusé de commenter, mentionnant que le dossier est «extrêmement sensible». Il nous a cependant confirmé que des expertises sont en cours, mais qu’actuellement il ne possédait aucune information permettant d’affirmer qu’un compteur intelligent aurait pris feu.
Cas suspect près de l’aéroport
Le FM93 a également appris qu’un compteur intelligent est suspecté à la suite d’un incendie qui a complètement ravagé une maison mobile, et qui aurait pu coûter la vie à ses deux occupants.
L’incendie en question s’est produit le 16 novembre dernier au 1471, rue Villon dans le secteur Chauveau.
L’enquête du Commissariat aux incendies ne peut être complétée, puisqu’il manque un élément qui permettrait de faire avancer l’enquête. En fait, l’enquêteur au dossier n’a pas le compteur, qui a été récupéré par Hydro-Québec. Le Commissariat aux incendies refuse écarter cette hypothèse sans que le compteur n’ait été expertisé.
Par ailleurs, un voisin de la maison mobile, qui a été déclarée perte totale, nous a dit avoir eu la visite d’employés d’Hydro-Québec au début du mois de février. Il affirme que ces employés sont allés inspecter le compteur intelligent installé sur sa résidence, et ceux sur les maisons mobiles avoisinantes.
Nous avons contacté les occupants de la résidence incendiée, et nous sommes toujours en attente d’un retour d’appel de leur part.
Hydro-Québec sur la défensive
D’autres cas suspects ont été répertoriés dans la province, mais à chaque fois le porte-parole d’Hydro-Québec, Patrice Lavoie, a expliqué qu’il était «pratiquement impossible» qu’un compteur prenne feu. Il rejette la faute sur l’installation ou le socle appartenant au client.
Questionné sur le cas particulier de la rue Villon, M. Lavoie nous a dit d’emblée, sans même savoir s’il y avait eu une expertise, que le compteur n’est pas en cause.
On nous a confirmé que de retirer le compteur est une «procédure habituelle» lors d’un incendie, et qu’aucune expertise n’a été réalisé sur le compteur en question.
Le compteur a été installé le 10 octobre 2014, soit un peu plus d’un mois avant l’incendie qui a complètement détruit la maison mobile.
Compteurs retirés en Ontario et en Saskatchewan
Ailleurs au pays, les autorités ont exigé que des compteurs de nouvelle génération soient retirés après que des incendies aient été répertoriés. C’est le cas en Saskatchewan, où pas moins de 105 000 compteurs ont été remplacés après que huit compteurs aient pris feu. En Ontario, l’Office de la sécurité des installations électriques a ordonné le retrait de plus de 5000 compteurs puisqu’ils pourraient surchauffer et causer un incendie.
Hydro-Québec rappelle que la technologie utilisée au Québec n’est pas la même que celle des compteurs installés en Ontario et en Saskatchewan.

2 CONFÉRENCES EXTRÊMEMENT IMPORTANTES


1ÈRE: CONFÉRENCE DU PROFESSEUR PAUL HÉROUX, PhD, Directeur du programme de santé au travail du département d’épidémiologie, de la biostatistique et de la santé au travail, à l’Université McGill. Il nous parle des résultats et des avancées de ses recherches, qu’il mène conjointement avec le Dr Ying Li, PhD, sur les effets des émissions électromagnétiques (radiofréquences, micro-ondes) sur la santé.

2E: Conférence (vidéo): Compteurs intelligents d’Hydro-Québec, quelle est la situation?
Conférence de Madame Marie-Michelle Poisson, Porte-parole du mouvement Refusons les compteurs.

MESSAGE DESTINÉ AU DR ISABELLE SAMSON…


Madame,

J’ai écouté attentivement vos réponses lors de la séance d’information tenue à Magog le 27 janvier dernier, et j’ai été déçue de constater votre manque de connaissances en la matière. Vous trouverez ci-après ma critique à l’égard des commentaires que vous avez exprimés pendant cette séance d’information.

Vous avez mentionné : « Je suis praticienne de santé publique, les radiofréquences ce n’est pas pour nous un enjeu de santé »

Vous confirmez que, malgré le fait que la technologie sans fil continue à se développer à pas de géant et que son utilisation croît chaque jour davantage, vous n’êtes, ni comme médecin, ni comme individu, ni comme mère, le moindrement curieuse de savoir si cela pose le moindre risque. Comme médecin, vous savez pourtant qu’il y a un risque probable, et de plus en plus d’études le démontrent… Comment est-il possible qu’en tant que professionnelle, vous ne vous sentiez pas interpellée?

La bande utilisée par les compteurs est de 900 MHz (902 à 928 MHz) et elle est exempte de licence. Afin que les compteurs de tous les utilisateurs puissent communiquer simultanément, ils doivent utiliser une technologie à sauts de fréquence (et 82 canaux sont utilisés). Ces bandes en chevauchent d’autres et créent des harmoniques que personne ne peut prédire ni reproduire… Et cela ne préoccupe pas la Santé publique?

Vos croyances se basent sur le Code de sécurité 6. Toutefois au moment de la conception de ce code, l’exposition ambiante aux radiofréquences/micro-ondes en Amérique du Nord était d’environ 10 milliards de fois inférieure à celle que Protégez-vous / Poly ont mesurée à l’intérieur comme étant l’exposition « ambiante » en 2012!

Comment pouvez-vous affirmer que, ni pour vous, ni pour votre ministère, les radiofréquences (RF) ne sont une préoccupation? Je vous invite à écouter webinaire du Dr David Carpenter qui a reçu son diplôme de médecine de l’École de médecine de Harvard et, pendant plus de 25 ans, il s’est concentré principalement sur la maladie humaine résultant de l’exposition aux contaminants environnementaux comme les métaux lourds, PCB, l’uranium appauvri et les fréquences électromagnétiques ou la pollution EMF. « Health Effects of Électromagnetic Fileds ». Minutes 8 :38 – 54 :48, période de questions 54 :49 à 1 :20 :00. Cet expert que la Régie et Hydro-Québec ont qualifié d’incompétent : il a surveillé/dirigé des programmes de recherche pour l’État de New York. Il a été désigné officiellement porte-parole de l’État concernant les champs électromagnétiques alors qu’il était employé de l’État de New York (1980-1998). Il a été invité à témoigner devant le Congrès américain et devant le President’s Cancer Panel de l’Institut national du cancer sur cette question (RF et cancer). En plus du rapport BioInitiative, il a édité deux livres et publié bon nombre d’articles sur les RF dans des journaux révisés par ses pairs. En outre, il a publié plus de 300 études sur d’autres polluants environnementaux. Le Dr Carpenter est, sans aucun doute, un expert en la matière. « Je suis tout à fait critiqué par plusieurs, la majorité d’entre eux sont en conflits d’intérêts ou simplement désinformés. Mon devoir, comme médecin en santé publique, est de m’exprimer sur toutes les questions où il y a une preuve qu’elles causent la maladie ou des blessures chez l’humain, même si les mécanismes spécifiques ne sont pas encore élucidés; c’est la base du Principe de précaution. » On peut bien se demander si ce n’est pas le fait que le docteur Carpenter ait été chargé du Projet Powerline de New York qui a prouvé la dangerosité de vivre à proximité des pylônes électriques, un fait qu’Hydro-Québec nie avec force, qui a motivé HQD à tout faire pour entraîner le refus du témoignage de ce grand homme et chercheur.

« Presque scientifiquement impossible de prouver le non-risque »

Ce qui est impossible à mesurer dans notre quotidien, c’est une seule bande de fréquences : la séparer de toutes les autres sources de pollution électromagnétique est rendu pratiquement impossible. Pour cette raison, les études se font en laboratoire, dans des cages de Faraday. Sachez que si nous pouvions voir tous les rayonnements des champs électromagnétiques (CEM) qui nous entourent, incluant les radiofréquences et les micro-ondes, nous ne pourrions pas voir à un mètre de nous parce qu’à chaque 10 cm il y a un rayonnement qui nous touche.
« La moyenne de pics va jusqu’à 8 000 (µW/m2) »

La moyenne de pics mesurée par le CRIQ (Centre de recherche industriel du Québec) mandaté par Hydro-Québec était de 50 µW/m2. Oui, « mètres carrés », et non pas « mètres cubes » comme vous l’avez mentionné en répondant à une citoyenne. Les vraies lectures de ces pics sont, selon l’EPRI (l’équivalant américain du CRIQ) : 65 000 µW/m2 à un mètre de la source, 550 000 µW/m2 à 20 cm et presque 20 000 000 µW/m2 à 3 cm de celle-ci.

« C’est une onde intermittente, oui, c’est une question de définition physique, d’onde pulsée, mais vous avez tout à fait raison c’est une onde intermittente avec des pics, des hauts et des bas, des hauts et des bas, puis, en moyenne à un mètre, qui varie de 50 à 8 000 en moyenne – maintenant direct dans l’appareil c’est probablement pas ça, je vais vérifier »

Sachez qu’une onde pulsée est une onde qui est émise de manière intermittente : autrement dit, les deux termes décrivent le même phénomène. Voici un extrait d’un document du CDC (Center of Disease Control) de la Colombie-Britannique au sujet des compteurs intelligents de cette province, qui utilisent la même technologie que ceux qui sont installés au Québec : « Smart meters are designed to emit pulses that last approximately 100 to 150 milliseconds (0.1 to 0.15 seconds) at irregular intervals. » Voir p. 3, 1er paragraphe. Traduction : Les compteurs intelligents sont conçus pour émettre des impulsions qui durent environ 100 à 150 millisecondes (0,1 à 0,15 seconde) à intervalles irréguliers.

« Intermittente, mais pas pulsée dans la définition quand on dit les effets sont thermiques »

Non seulement vous faites preuve d’un manque de connaissances au sujet des émissions des appareils desquels vous devez assurer l’innocuité, mais vous admettez que vous parlez d’effets thermiques, alors que la discussion porte sur les effets non thermiques.

« Il n’y a pas de critères à l’exposition chronique parce qu’il est du non-risque »

Vous avez raison qu’il n’y a pas de critères, et c’est parce que le Code 6 n’a pas été conçu pour prendre en considération les effets non thermiques. À l’époque, la préoccupation ne concernait que les radars. Nous étions en temps de guerre et, pour cette raison, le Code 6 se basait sur une corpulence bien précise, soit celle d’un soldat de six pieds pesant 200 livres. Par conséquent, comme il n’a toujours pas été mis à jour, ce code ne tient pas compte de vous, ni de vos enfants ou de vos parents, et encore moins d’un fœtus.

L’utilisation domestique du four à micro-ondes, du téléphone sans fil, du cellulaire, du portable, des tablettes sans fil, du Wi-Fi, de la télévision et de tous les outils sans fil n’existait pas quand le Code a été conçu. Même l’ordinateur d’usage personnel n’était pas encore commercialisé. Pour cette raison, le préambule dudit Code indique : « Les mesures de sécurité et les directives d’installation décrites dans le présent Code s’adressent aux employés des ministères et des organismes fédéraux. Ces lignes directrices peuvent être adoptées par les provinces, l’industrie ou autre groupe intéressés (sic). Le ministère de la Défense nationale devra se conformer aux normes indiquées dans le présent Code, sauf où une telle conformité à la réglementation compromettrait les activités de formation et les opérations des Forces armées canadiennes, tel que jugé par le ministère. »

Vous avez bien lu, les municipalités ne sont pas assujetties au Code 6, et la Loi sur les compétences municipales leur permet d’adopter des normes environnementales pour les radiofréquences, comme pour les pesticides. Ce que Santé Canada refuse de faire, les municipalités ont le pouvoir de le faire.
« Les ondes pulsées ce sont les travailleurs qui y sont exposés, pas les citoyens »

Non. Nous sommes tous exposés à des ondes pulsées. Vous avez un cellulaire? Il émet des impulsions à une fréquence donnée (nombre de cycles par unité de temps), même quand vous ne l’utilisez pas parce que son antenne cherche en quasi-permanence une source de connexion. Les nouveaux cellulaires « intelligents » ont jusqu’à huit (8) antennes, et, même en « mode avion », ils émettent des impulsions. Pour cette raison, il est recommandé de mettre son cellulaire non seulement en « mode avion », mais aussi dans une boîte métallique, fermée hermétiquement, lorsqu’on ne l’utilise pas, surtout avant de se coucher.

« Des chercheurs les étudient pour les étudier parce qu’ils ne posent pas de problèmes »

Si je comprends bien, vous êtes en train d’affirmer que de faire des études sur les effets non thermiques est complètement inutile parce que le risque n’existe pas. Par contre, TOUS les organismes censés réviser les études affirment le contraire : plus d’études sont requises. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFFSET) l’a mentionné, tout comme en 2006 l’a fait l’Institut national de santé publique du Québec : « Le niveau de risque associé à l’exposition aux CEM pour l’ensemble de la population, s’il est réel, s’avère faible. Néanmoins, du fait que pour certains groupes plus exposés, il peut s’agir d’un risque important, l’Institut national de santé publique du Québec considère que le gouvernement du Québec devrait prendre position sur la gestion des CEM et se doter d’une approche de précaution. Cette position devra considérer d’une part, la sensibilité des enjeux autour du risque de leucémie chez l’enfant et d’autre part, les incertitudes scientifiques quant à la détermination d’un lien causal. » La raison pour laquelle il y a moins d’études qui montrent un effet non thermique est simple : la majorité des études sont financées par l’industrie. Vous l’aviez admis vous-même 3 sur 4 des études que vous avez mentionnées. On sait qu’en général, nul ne mord la main qui le nourrit. Alors, d’un côté, il y a les études financées par l’industrie qui ne montrent pas qu’il existe des risques liés à l’exposition aux CEM. De l’autre côté, les études publiées par des chercheurs indépendants (non commandités par l’industrie) trouvent des effets non thermiques. Le rapport de l’AFSSET de 2009 (pour lequel 800 publications publiées postérieures à 2004 ont été analysées) mentionne que, parmi les études démontrant un effet non thermique, 11 % sont conformes à des normes rigoureuses, et parmi les études qui ne démontrent pas d’effet, 69 % sont aussi rigoureuses — voir p. 400 (ou page 396 de la nouvelle version en ligne). Toujours selon l’AFSSET, cette fois en ce qui a trait aux études sur l’humain, 20 % d’entre elles ont trouvé un effet et 71 % n’en ont pas trouvé. Puisqu’il y a des études rigoureuses qui démontrent un effet, la logique est de faire d’autres études au lieu de continuer à polluer l’environnement. Il est tout à fait logique d’appliquer le Principe de précaution en attendant la publication d’autres études.

« Est-ce que c’est vraiment nécessaire de faire d’autres études de cohorte »
(puisque selon la position de la Santé publique les RF ne présentent pas de risques pour la santé)

Une étude de cohorte est une observation au cours de laquelle un groupe de sujets exposés à des facteurs de risque (radiofréquences/micro-ondes) est suivi pendant une période déterminée et est comparé à un groupe contrôle non exposé. L’étude Interphone est une étude de cohorte; celles du groupe Hardell aussi. COSMOS (Cette étude suivra pendant 20 à 30 ans l’état de santé de 250 000 personnes utilisatrices d’un téléphone mobile), MOBI-KIDS, etc. Ni le groupe Hardell ni REFLEX n’ont été financés par l’industrie et comme par hasard, ils trouvent des effets biologiques. MOBI-KIDS devrait être publiée en 2015-2016. Il est de plus en plus difficile, pour un chercheur indépendant, de trouver du financement. Voici une courte liste de recherches subventionnées par l’industrie : Rapport 2006 du Conseil en Santé des Pays-Bas • Rapport d’avancement 2006-2007 OMS The International EMF project • Mobile Telecommuniction and Health Research Programme 2007 • Office Fédéral Suisse de l’environnement (2007) • Programme allemand DMF (2008) • StrahlenschutzKommission (SSK 2008) • Expert Group on Health Effects of Electromagnetic Fields (IRL, 2007) • SCENIHR (UE, 2007) • FDA/FCC Sécurité des radiofréquences (USA, 2008) • Recent Research on EMF and Health Risks (Autorité Suédoise Radioprotection, 2008) • National Research Council (USA, 2008) • Natl Col Center Environ Health (CDN, 2008), etc.

En 2014, l’étude suivante était publiée : Utilisation du téléphone mobile et tumeurs cérébrales dans l’étude cas-témoin CERENAT. « CERENAT est une étude cas-témoins multicentrique dans 4 sites en France entre 2004 et 2006. […] L’association positive était statistiquement significative chez les plus gros utilisateurs en considérant une longue durée d’exposition cumulée (≥ 896 h; OR = 2,89; IC 95 % de 1,41 à 5,93 pour les gliomes; OR = 2,57; IC 95 % de 1,02 à 6,44 pour les méningiomes), et le nombre d’appels pour le gliome (> 18 360 appels; OR = 2,10; IC 95 % de 1,03 à 4,31). Les risques étaient plus élevés pour les gliomes, les tumeurs temporales, l’utilisation du mobile en milieu urbain et en milieu professionnel. Les données supplémentaires appuient les conclusions précédentes concernant une association possible entre une utilisation intensive de téléphone mobile et les tumeurs cérébrales. »

Comme pour l’étude Interphone où 10 % des sujets étaient de « gros » utilisateurs (100 heures par année ou 2 heures par semaine!), l’étude CERENAT confirme que ce sont les plus gros utilisateurs qui sont à risque. L’industrie minimise le risque, et ses alliés, tel Jack Siemiatycki, professeur à l’Université de Montréal et chercheur ayant collaboré au Groupe d’études international Interphone, disent des énormités : «Pour 90% des utilisateurs de portable, il ne semble pas y avoir de risque accru de cancer du cerveau. » « … (gliome) qui était sur le bord de signification statistique… pour un petit sous-groupe d’à peu près 10 % des utilisateurs le plus forts (plus des heures d’utilisation, plus d’années)… on pouvait regarder ce résultat comme un petit hic statistique qu’arrive par hasard… » Minutes 8 :16 à 8 :20 Radio-Canada. 10 % constitue un ratio statistiquement significatif d’autant plus si on compare l’utilisateur « assidu » des années 90 (30 minutes par jour pendant 10 ans) à l’utilisateur actuel non seulement pour le nombre d’heures d’utilisation par jour, mais surtout en considération de l’âge des utilisateurs, soit : un homme adulte dans les années 90 alors qu’aujourd’hui il s’agit de la famille entière dans toutes les tranches d’âges.

En sachant qu’en 2010, 10 % des bébés de moins de 2 ans avaient utilisé la technologie sans fil et que 40 % des enfants de 2 à 4 ans l’avaient utilisée, ne croyez-vous pas qu’il est nécessaire de faire plus d’études, afin d’avoir des données plus proches de notre utilisation de 2015? Selon vous, pourquoi la France a-t-elle, le 29 janvier 2015, adopté une nouvelle loi (La France interdit le Wi-Fi dans les crèches et le limite dans les écoles) encadrant l’exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil (antennes-relais, téléphones mobiles, tablettes, etc.)? La semaine dernière, Taïwan a adopté une loi interdisant l’utilisation du sans-fil aux moins de deux ans. Les parents devront payer une amende s’ils sont reconnus coupables de cette infraction. Avec plus de 24 millions de jeunes accros au sans-fil en Chine (Web junkies), Taïwan recommande fortement que les moins de 18 ans réduisent leur exposition au sans-fil. Et pourquoi croyez-vous que la Belgique, depuis le 1er mars 2014, interdit l’utilisation du cellulaire aux enfants de sept ans et moins? Les données sur lesquelles nous nous basons pour prendre des décisions doivent correspondre à la réalité et nous devons tenir compte du fait que les habitudes évoluent avec le temps, Madame Samson. En effet, des études ont révélé qu’en Belgique 2 enfants sur 3 âgés de moins de 7 ans possèdent un portable et que les enfants de 12 ans possèdent presque tous un portable! C’est à ça que servent les études : à nous aider à comprendre la réalité actuelle et à ne pas baser nos croyances sur des faits d’il y a 60 ans!

« Il n’y a pas de pertinence, de rationnel, à regarder les doses inférieures si on a étudié une dose supérieure et qu’on n’a pas trouvé de problème »

Une dose de 6 000 000 µW/m2 dans le cas d’une exposition unique de 6 minutes à 900 MHz est jugée « acceptable » quand on parle d’effet thermique (effet consistant à faire monter la température d’un degré centigrade). Toutefois, la discussion porte ici sur les effets non thermiques (biologiques, sanitaires). La pratique consistant à faire une moyenne de l’exposition thermique est « acceptable », et le calcul est alors fait par des ingénieurs. Cependant, une exposition non thermique ne peut pas faire l’objet d’une moyenne : vous devriez le savoir en tant que médecin. Le corps ne fait pas de moyenne, il subit chaque onde pulsée, et l’effet des ondes pulsées sur le corps est cumulatif.

Les experts de l’effet non thermique, ce sont les médecins et les biologistes, et non les ingénieurs qui utilisent des formules mathématiques pour arriver à des seuils approximatifs d’exposition. Les études sur le cellulaire le confirment : plus on l’utilise, plus grand est le risque de développer une tumeur mortelle du côté d’utilisation. Selon le rapport de l’EPRI, les compteurs émettent des ondes pulsées (comportant des pics, soit des valeurs maximales) 9 600 à 190 000 fois par jour. Maintenant, imaginez que vous mettez vos doigts dans une prise de courant ce même nombre de fois au cours de la journée. D’après Hydro-Québec, la moyenne de ces pics pendant six minutes à un mètre de distance du compteur est de 50 µW/m2. Selon l’EPRI, les pics atteignent 65 000 µW/m2 à un mètre de distance. En faisant une moyenne pour des ondes émises par intermittence, on obtient une valeur de pics faussée (trop basse) en raison des temps morts. En suivant ce raisonnement d’HQ, l’exercice de mettre vos doigts dans la prise de courant devrait être équivalant à une caresse. Le croyez-vous vraiment? Selon le site d’Hydro-Québec, « [t]out le monde a déjà ressenti une sensation de fourmillement, de picotement, sans blessure. Ces effets peuvent survenir à des courants aussi faibles que 0,25 milliampères (sic) (mA). » Les fourmillements et picotements sont une réaction neurologique. Il convient de mentionner que 0,25 milliampère correspond à 24,1 µW/m2.

La professeure Magda Havas, spécialiste des effets biologiques des champs électromagnétiques, nous informe que des effets biologiques sont signalés à partir d’aussi peu que 20 µW/m2 (insomnie, fatigue, troubles de concentration, etc.).

Êtes-vous toujours convaincue qu’il n’est pas nécessaire de faire des études à des expositions plus basses que 6 000 000 µW/m2? Peut-être que le fait de travailler pendant un mois dans une salle de compteurs pourrait vous convaincre de la nécessité de ces études? Et vous n’y resteriez que de 9 h à 17 h… Imaginez des enfants dans une garderie où ce qui les sépare d’une salle de compteurs n’est qu’un mince panneau de gypse… Imaginez vos parents, retraités, qui passent la journée entière à côté d’un compteur ou de compteurs groupés.

« La santé publique au Québec n’est pas équipée, ne fait pas de mesures environnementales »

Qu’attendez-vous pour vous équiper? Nous sommes devant la pollution la plus dévastatrice de l’histoire de l’humanité et vous restez les bras croisés?

« Notre expertise se base sur les phénomènes d’appréciation environnementale »

Depuis quand les radiofréquences ne sont-elles pas un phénomène d’appréciation environnementale?

« S’appuyer sur la science et l’évidence »

Malheureusement, si la science et l’évidence sur laquelle vous appuyez vos croyances sont biaisées, votre croyance est faussée. Les organismes qui ont été créés précisément pour réviser cette science, choisissent souvent de ne pas réviser les études qui contrarient l’industrie. La récente révision du Code 6 par les membres du comité de révision de la Société royale du Canada en est un bel exemple. Trois membres ont démissionné. Le plus connu, Daniel Krewski, était à la tête du comité et a été accusé de ne pas avoir déclaré de conflits d’intérêts. Il avait omis de mentionner qu’il agit aussi à titre de conseiller pour l’industrie des télécommunications. Il est le porte-parole de Santé Canada qui vante l’innocuité du Wi-Fi. M. Krewski a participé à différentes études où l’effet non thermique a été remis en question et où il a été trouvé inexistant (notamment Interphone). Il n’est pas le seul qui n’était pas à sa place dans ce comité. Le rapport du comité de révision porte sur les radiofréquences de cellulaires, les tours, l’équipement Wi-Fi, les compteurs « intelligents » et toute la technologie sans fil.

Le travail du comité réviseur est à son tour vérifié par un autre comité scientifique et deux de ces scientifiques indépendants ont brisé l’omerta.
Le Dr Anthony Miller, professeur émérite à l’École Dalla Lana de santé publique de l’Université de Toronto, a déclaré que le comité de la Société royale ne va pas assez loin dans ses recommandations. Selon lui, le comité n’a eu ni le temps ni les ressources pour faire une bonne révision et, surtout, il n’a pas examiné les études plus récentes qui, depuis 2007, montrent en majorité des effets non thermiques.
Martin Blank, professeur en physiologie et biophysique cellulaire à l’Université de Columbia, est allé plus loin en mentionnant :

[Traduction] « Si l’on prend une décision scientifique, cette décision doit s’appuyer sur toutes les données pertinentes. Ils ne l’ont pas fait. Ils ont ignoré des données. Ils les ont délibérément exclues ». “If you’re making a scientific decision, a scientific decision must bring in all relevant data. They did not. They ignored the data. They deliberately put it off the table.”

La plupart des études publiées depuis 2007 n’ont pas été examinées par le comité de révision du Code 6 ni par le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux [CSRSEN] en mars 2014 :

• Sur les effets génétiques :
Radiofréquences[1] (RF) : 114 articles [65 % ont signalé des effets]; extrêmement basses fréquences[2] (EBF) : 59 articles [83 % ont observé des effets]
• Sur les effets neurologiques :
RF : 211 documents [68 % ont signalé des effets]; EBF : 105 documents [90 % ont observé des effets]
• Sur le stress oxydatif :
RF : 106 articles [88 % ont signalé des effets]; EBF : 110 documents [88 % ont observé des effets]

« Classé 2B comme le café, les cornichons, le formaldéhyde… non pas le formaldéhyde… comme le café »

Effectivement, dans certains pays d’Asie, le cancer de l’estomac est causé par une très grande consommation d’aliments marinés (pas seulement de cornichons). Les grands buveurs de café (plus de 20 tasses par jour) ont quant à eux tendance à développer un cancer du côlon. Pourquoi avez-vous choisi de minimiser le risque des radiofréquences en ne mentionnant que ces deux produits qui semblent à priori inoffensifs : avez-vous oublié que le plomb, le DDT, l’aflatoxine M1, le chloroforme, le diesel, l’essence, le méthylmercure, le naphtalène, etc. sont aussi classés 2B?

Vous dites ignorer l’existence d’organismes de la santé qui recommandent le Principe de précaution. Voici une courte liste d’organismes qui adhérent à cette recommandation entre 1998 et 2013 :

American Academy of Pediatrics
American Academy of Environmental Medicine
L’Appel de Freibourg
Irish Doctors’ Environmental Association (IDEA)
International Agency for Research on Cancer (IARC) and World Health Organization (WHO)

Seletun Statement
The Porto Alegre Resolution
The Venice Resolution
Stewart Report : 6.38, 6.39, 6.40

La liste est longue depuis la Résolution de Vienne en 1998 – 35 autres depuis. Sans oublier la Directive de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et des maladies liés aux champs électromagnétiques (syndrome CEM).

Résolution du comité national russe sur la protection contre les radiations non ionisantes. (Je vous invite à le lire au complet.)

Conseil de l’Europe : Résolution 1815
European Parliament : On the recognition of multiple chemical sensitivity and electrohypersensitivity in the International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems (ICD)
European Parliament : Resolution on health concerns associated with electromagnetic fields
Liste de gouvernements et d’associations d’enseignants qui recommandent de minimiser l’exposition des enfants à la technologie sans fil.

En contradiction avec ces nombreuses recommandations émanant d’organismes reconnus mondialement, des ingénieurs sans aucune expertise sur les effets non thermiques des champs électromagnétiques ont, en 2012, signé une lettre affirmant l’innocuité des ondes pulsées des compteurs « intelligents » : Technologies radiofréquences – Pour un débat guidé par la science. L’instigateur de cette lettre était Thomas Gervais, de la Polytechnique, un spécialiste des laboratoires biomédicaux sur puce financé par Lorne Trottier, grand patron de Matrox, qui se spécialise dans la conception de puces et qui est l’un des mécènes de l’Université McGill et de l’École Polytechnique. Un laboratoire sur puce est un dispositif intégré rassemblant, sur un substrat miniaturisé, une ou plusieurs fonctions de laboratoire.

Comme par hasard, tous les signataires de la lettre sont affiliés à ces deux établissements d’enseignement. Peu après, un autre groupe d’experts, cette fois des spécialistes des effets non thermiques, a signé cette lettre-ci : Compteurs intelligents : des experts dénoncent la « désinformation flagrante ».

En tant que médecin, vous serez intéressée par les travaux de recherche de l’oncologue Dominique Belpomme, environnementaliste de longue date, et de son associé le docteur Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine pour sa recherche sur le SIDA.

Vous, tout comme Mme May Hamm, avez été informée par Hydro-Québec des avantages de la technologie sans fil et de son innocuité. Vous remarquez qu’il y a des mots, des phrases qui se répètent, tant dans le discours de l’industrie que dans celui de ses associés. Votre phrase, « S’appuyer sur la science et l’évidence », on l’entend souvent et, comme vous pouvez le remarquer, elle se trouve aussi dans la lettre des professeurs de McGill et de la Polytechnique. Voici quelques exemples de mots utilisés par l’industrie et ses partenaires pour minimiser les problèmes, induire l’auditeur ou le lecteur en erreur et détourner son attention de la véritable signification prévue dans les études scientifiques :

1. Avis faisant autorité (authoritative review) = l’opinion des groupes qui pensent comme nous ;

2. Rien ne prouve clairement les effets néfastes sur la santé (no clear evidence) = il existe des preuves d’effets néfastes sur la santé;

3. Il y a de petits effets physiologiques = il y a des effets physiologiques;

4. Sans preuve d’effets néfastes sur la santé (no definitive adverse effects) = il y a des effets néfastes sur la santé;

5. Nécessité de poursuivre la recherche = une tactique dilatoire dont l’unique but est de gagner du temps Plus de recherche est toujours souhaitable pour mieux comprendre quelque chose. La vraie question à se poser, surtout lorsque la santé de la population est en jeu, est : en savons-nous, en comprenons-nous assez sur le sujet pour changer de politique?

6. Associations possibles entre les champs de RF et les résultats négatifs sur la santé = il existe des associations entre les champs de RF et les résultats négatifs sur la santé.

J’espère sincèrement que vous ferez un effort pour mieux vous informer dans ce dossier. Le bon sens nous dicte d’appliquer le Principe de précaution non seulement en ce qui concerne le déploiement des compteurs « intelligents », mais aussi de la technologie sans fil. Voici, selon l’UNESCO (1999), à quoi sert le Principe de précaution : « Le principe de précaution est un guide important face aux incertitudes scientifiques spécialement dans des situations potentiellement irréversibles ou d’impacts catastrophiques. »

Pour le moment, l’utilisation sans réglementation de la technologie sans fil est irresponsable et immorale; nous sommes tous des cochons d’Inde dans une expérience qui est faite sans notre consentement. Le Code de Nuremberg visait à nous protéger et à éviter que l’histoire se répète, mais il semble que certains aient la mémoire courte : « Exposer des gens sans les informer et sans leur consentement à des champs de radiofréquences pouvant affecter leur santé, contrevient au code de Nuremberg adopté pour empêcher la répétition d’expérience comme les nazis l’ont fait sur les juifs. » C’est dommage que ni Santé Canada ni la Santé publique ne se sentent interpellés.

Veuillez agréer, Madame, mes sincères salutations.

Basses-Laurentides Refuse
CE QUE LE PEUPLE DU QUÉBEC A FAIT, SEUL LE PEUPLE DU QUÉBEC PEUT LE DÉFAIRE.
Maria Acosta porte-parole
450-939-4549
basses-laurentides-refuse@videotron.ca
facebook.com/BassesLaurentidesRefuse
basseslaurentidesrefuse.com

Envoyé de mon ordinateur câblé avec toutes les fonctions sans fil désactivées

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[1] Radiofréquences (RF) : compteurs « intelligents », tout appareil émettant des micro-ondes [technologie sans fil].

[2] Extrêmement basses fréquences (EBF) : tours de haute tension et câblage électrique.